L'exonération des droits de succession n'est pas un mythe. Elle peut s'appliquer sous certaines conditions, liées au profil de l'héritier ou du défunt, ou à la nature des biens transmis.
Le conjoint survivant et le partenaire de PACS sont entièrement exonérés de droits de succession. Cette mesure incite certains à formaliser leur union pour optimiser la transmission de patrimoine.
Les frères et sœurs peuvent également bénéficier d'une exonération totale, à condition de remplir les trois critères suivants au moment du décès en 2026 :
- Il ou elle a constamment vécu avec le défunt durant les 5 années ayant précédé son décès,
- Il ou elle est célibataire, veuf, divorcé ou séparé de corps,
- Il ou elle a plus de 50 ans ou est atteint d'une infirmité ne lui permettant pas de travailler.
Les legs à l'État, aux organismes publics, ainsi qu'aux associations ou fondations reconnues d'utilité publique, sont également exemptés de droits de succession.
L'exonération fiscale peut aussi dépendre du profil spécifique du défunt.
Sont concernés les héritiers d'un défunt victime de guerre ou de terrorisme, d'un militaire, sapeur-pompier, policier, gendarme ou agent de douane décédé en service et cité à l'ordre de la Nation.
Certains biens spécifiques bénéficient d'exonérations, comme la transmission de Monuments Historiques ou le legs d'œuvres d'art et documents de valeur historique à l'État.
Abattement sur les droits de succession : optimiser votre héritage en 2026
Si l'exonération totale n'est pas envisageable, vous pouvez néanmoins bénéficier d'un abattement sur les droits de succession, réduisant ainsi la base imposable.
L'abattement fiscal est une réduction appliquée par l'administration sur la part d'héritage, dont le montant dépend directement de votre lien de parenté avec le défunt. En 2026, ces abattements varient de 1 594 € à 100 000 €.
Chaque héritier bénéficie personnellement de cet abattement, qui s'applique sur sa part nette et est renouvelable tous les 15 ans.
Voici les principaux abattements fiscaux sur les droits de succession applicables en 2026 :
- 100 000 € pour l'enfant, le père ou la mère du défunt,
- 15 932 € pour le frère ou la sœur du défunt,
- 7 967 € pour le neveu ou la nièce du défunt,
- 1 594 € en l'absence d'un autre abattement applicable.
- 159 325 € d'abattement supplémentaire pour les personnes en situation de handicap.
Grâce aux exonérations et abattements, la transmission de patrimoine peut être moins onéreuse que prévu. Mais d'autres stratégies existent pour l'optimiser davantage.
Optimiser la transmission de patrimoine : anticiper pour réduire les droits en 2026
Échapper totalement aux droits de succession est rare, mais les anticiper est la meilleure stratégie. La transmission anticipée de patrimoine par donation permet de réduire significativement la charge fiscale pour les héritiers, notamment pour les lignes indirectes où les droits peuvent être élevés.
L'Assurance-vie reste un instrument patrimonial privilégié pour optimiser la transmission. Les capitaux versés avant 70 ans bénéficient d'un cadre fiscal très avantageux, permettant de transmettre des sommes importantes (en savoir plus sur la transmission d'une assurance-vie) hors du calcul des droits de succession dans la limite des plafonds en vigueur. Pour une stratégie personnalisée, nos experts Perlib sont à votre écoute.
Et les frais de notaire pour une succession ?
Au-delà des droits de succession, des frais de notaire sont également à prévoir lors du règlement d'une succession. Ces frais couvrent l'ensemble des démarches légales et administratives. Pour estimer précisément ces coûts pour une donation, vous pouvez utiliser notre simulateur de frais de notaire.